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- Correspondance entre
Léonie et sa soeur, et sa mère
Lettre
du 9 septembre 1874 - recto - |

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LETTRE
RECTO - VERSO (retranscription) |
Herbouilly le 9 septembre1874
Bien Chère Mère et soeur
Depuis si longtemps que je renvoye de vous écrire, ce n'est
parce que je ne pense pas a vous autres mais si vous saviez comme
j'ai peu de temps à moi. Cependant il faut dire la vérité
si je n'avais eu aucune nouvelles de vous autres, je vous aurais écrie
avant. Mr Feuger m'avait dit qu'il vous avait vue que vous lui avier
dit que vous voulliez me voir pour la vogue. Il m'avait dit aussi
que ma cousine Janne était bien malade. Voilà ce qui
à fait que j'ai renvoyé de vous écrire parce
que nous vous attendions toutes les deux. D'abord vous me l'aviez
promis toutes les deux et vous ne tenez pas votre parole. Je sais
qu'Adèle est toujours chez mon oncle et que mon oncle est bien
guerit maintenant. Je viens vous priez de nouveau de venir me voir
toutes les deux. J'ai encore de vos nouvelles par Victor Roux des
Bois -Dan qui est nommé garde champêtre à St Martin.
Il me dit qu'il avait vue maman à Chatillon Chez Lucrèce
et même que vous étiez puis venue à Die tous ensembles,
que Lucrèce été bien contante. Il me dit qu'il
allait amener sa femme le 15 du mois courant. Moi je lui dit allors
il faut que manman et Adèle viennent avec vous. Il me répondit
cela peu bien se faire.
Je tacherai de les voir et nous pourons venir tous ensembles le 15
septembre s'est la veille de la foire de la Chapelle mais si vous
pouviez venir samedi, vous me feriez bien plaisir, parce que je vous
attendait trop pour la vogue. La femme d'Emile le cantonnier avait
dit aussi que vous venir mais j'ai été bien trompé
allan ce que est differet n'est pas perdue. Je pense que vous me ferez
se plaisir de venir passer la fin du moi avec nous. Il faut maintenant
que je vous parle un peu de mes enfants. Ils vons trés bien.
Francelin commence à m'aider un peu. Il soigne le petit Gustave.
Glodia est une grasse fille. Elle est bien gentille. Gustve est très
petit pour son âge. Il est pale on dirait toujours qu'il va
mourir malgré cela il se porte bien. Moi je vais pas mal mais
je suis toujours bien maigre.
Chère mamman je vais vous charger d'une commission. Vous connessez
Liotier celui qui avait une fille institutrice quelle été
ici à St Martin il y a deux ans et bien vous iez chez lui vous
lui demanderez combien il a vendu son vin à Martin Roche. Vous
me ferez semblent de rien et pui vous me direz.
Il faut maintenant que je vous dise que nous avons de bien belles
avoines, elles commencent bien à murir nous pensons de commencer
de moissoner la semaine prochaine allant il faut que je termine voilà
gustave qui se réveille. Il faut que j'aille ramasser au cochons
avec mon peit au bras. Que vous êtes heureuses vous autres qui
êtes toujours bien propre. Il faut vous dire aussi qu'il y a
bien longtemps que je n'est point reçue des nouvelles de mes
frères. Il y a longtemps aussi que je n'est pas écrie
à Lucrèce, je vais lui écrire aujourd'hui. Allan,
je voudrais parler plus longtemps avec vous m'est le temps me manque.
J'espère que samedi prochain j'aurais le plaisir de vous embrasser
toutes les deux. Je prie Adèle de bien ambrasser mon oncle
pour nous.
Adieu donc ma chère mamman et ma chère Adèle.
Ely se joint à moi pour vous embrasser et moi je termine en
vous disan encore une foi de venir me voir. A n'enttendent je vous
embrasse de tout mon coeur en vous disant à Samedi.
Votre dévoué fille et soeur,
Léonie Roche Chevandier |
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