Lettre
du 16 avril 1874 - recto - |
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LETTRE
RECTO - VERSO (retranscription) |
Herbouilly le 16 avril 1874
Ma bien chère maman,
Vous devez me trouvez bien négligente de rester si longtemps
de vous écrire mais ma chère maman je vous prie de
me pardonner si je vous est pas écrit tout de suite qu'Ely
fut arrivé mais vous savez que j'ai bien de l'ouvrage avec
mes enfans qui son bien dégréables. Comme vous savez,
tous les joursje disait il faut pourtant que j'écrive a maman
et toujours je renvoyais enfin se n'est pas que vous oblie ..Ho
no ma chère maman, je ne vous oblie pas car depuis que vous
êtes partie je trouve le temps bien long mais enfin il faut
pourtant me résigner a rester seule car il faut l'avouer
ce n'est pas un plaisir d'être ici par ce que mes enfant sont
trop bruyants. Je voyais bien ma chère maman que vous languissiez
aussi je n'est pas voullut persister a vous faire passer les fetes
avec moi. Il faut maintenan vous dire que la marraine de Glodia
lui a fait une jolie robe. Je la desendi le jeudi saint et je la
laisse jusqu'à paques. Bien chère maman je vous remerci
beaucoup de tout ce que vous m'avez envoyé nous nous sommes
bien régalé de la bonne viande que vous avez envoyé.
Vous êtes trop bonne. Je vous prie de remercier Adèle
pour moi par ce que je m'imagine que s'est elle qui a envoyé
la petite croix, vous l'embrasserez bien pour moi. Vous lui direz
de m'écrire quelque fois. Quand vous verrez Lucrèce
vous embrasserez bien pour nous et vous la remercirer bien pour
moi du grand livre qu'elle m'a envoyé. Vous lui direr aussi
de 'écrire pour me dire si elle va a Chatillon. Allan ma
chère maman il faut que je termine le garde "Rapyvelin"
est ici il va porter ma lettre. J'oblie de vous dire que vous avez
oblié de vos "esclos" et votre chemise. Dans l'écurie
je vous enveré tout cela par une occasion. Je vous le ferai
mettre chez Dedo Fifi. Je n'est plus reçue de lettre ni d'Adolphe
ni d'Anna. Si vous avez de leur nouvelle, je vous prie de m'en donner.
Rien de nouveau au pays. Cette petite qui devais mourrir n'est pas
morte. Ely prie Celestin de mettre la pince chez vous, ainsi que
l'épée. Je vous prie ne me fete pas trop languir faite
moi écrire par Lucrèce, Adèle.
Adieu donc ma chère maman, je vous embrasse de tout mon coeur
et je suis pour la vie votre dévouée fille.
Léonie Chevandier
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