| LETTRE
RECTO - VERSO (retranscription) |
Herbouilly le 20 Aout 1877
Ma bien chère Adèle,
Que dois tu penser de moi, tu dois dire que je suis bien ingrate
de rester si longtemps sans vous donney de nos nouvelles, mais laisse
moi te dire aussi que ta dernière lettre ma bien fait attendre,
j'étais presque colère. Enfin je ne savais plus que
penser de vous autres, mais mois ma chère si je n'ais pas
écrit plutôt car si tu savais comme nous avons de louvrage.
Tu peux bien croire ma chère que je ne suis pas descendue
qu'une foi dans tout l'été juge si j'ai du temps.
A moi Lucrèce ma écris aussi en même temps que
toi mais je n'ai pas non plus repondu à sa lettre. Elle doit
bien languir aussi.
Et la maman que fait elle passe t'elle bien cest temps de chaleur.
Je pense quelle jouit d'une bonne santé et toi tu ne peux
donc pas te décider à venir me voir. Je fais finir
par croire que tu ni met pas de bonne volonté car après
tout si vous voullliez bien vous pourriez bien venir. Ely avais
bien envie d'allez chercher du vin cette semaine moi aussi, aumoins
toi et maman vous serez venue avec lui. Vais voilà 2 jours
qu'il a pris mal aux yeux aussi je ne pense pas qu'il puisse y alley.
Peut être Martin yra vous pourrey aussi venir avec lui.
Ma chère Adèle dans la dernière lettre tu me
parle de projet de mariage avec Pierre Tourain. Pour moi je n'est
rien a te conseillez mais je sais que pour moi je n'aurais jamais
pris Pierre car tu dois savoir comme il est bete, ignorant, point
d'intelligence. Oh moi jamais je te conseillerais de le prendre
par ce que c'est une bete brute. Tu dois le connaitre pour tout
dire c'est le frère de yvan.
Ne vau t'il pas mieux que tu "allie" le Oddon puisque
tu lui as promis. Lui va ma chère ne crois pas que dans le
mariage sois tout rose. Oh non va bien sur.
Je comprend bien ma chère que tu voudrais te faire une position
plus assuré que celle que à présent mais pour
Pierre Tourain ne m'en parle pas.
Il faut que je te parle un peut de moi, je suis ni en bien bonne
santé ni bien malade. Je fait mon ouvrage mais avec beaucoup
de peine. Je t'assure j'ai 3 cochons, 4 vaches a traire tous les
jours, aussi je te promet que j'ai bien de peine. Tu sais la maladie
que j'ai il vau autemps vous le dire apresent c'est une maladie
de 9 mois. Le Si Martin va a Die tu te decidera bien à venir
ou bien je vais dire que tu ne veux plus venir me voir. Voilà
pourtant 9 ans que tu n'es pas venue allons bien avec la maman.
Mes enfants se portent tous très bien, ils vous embrassent
tout deux. Ely en fait de même.
Si tu venais il faut vaisle faire savoir à Lucrèce.
Je lui écrie quand vous seriez ici elle m'écrivi l'autre
fois quelle ne pourrais pas venir a cause de sa petite. Je le comprend
bien on ne peut guere se mettre en route avec des enfants si jeune.
Tu l'embrassera bien pour moi.
Adieu ma chère. Embrasse bien la maman pour nous, je pense
vous embrasser bientôt de tout mon coeur.
Ta soeur débouée, Léonie Chevandier
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